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Le chemin, plein d’embûches, vers cette ambition ?

A l’origine, il s’agissait de reprendre le chemin des études afin de se donner les chances de pourvoir à un poste de secrétaire juridique. Sa condition première l’empêchait de viser plus haut.

Vers 32 ans direction le chemin d’un institut juridique : destination Diplôme Universitaire Carrière juridique.

L’obtention de ce diplôme sera parsemée de remises en cause, d’intégration au sein d’un groupe beaucoup plus jeune. Mais la persistance sera récompensée.

Des paroles échangées dans l’enceinte et la confirmation de pouvoir aller plus loin, la poussèrent à étendre, compléter ces acquis par une spécialisation en droit immobilier urbanisme. Obtention du master II en 2007. 5 années durant lesquelles, elle dut jongler entre les études, ses enfants et un travail saisonnier.

Malgré ce travail acharné, aucun travail en bout de chaîne. Ah si, un contrat de travail à durée déterminée et un intérim de un mois en 2007/2008. Ensuite, le néant malgré ces efforts.

En 2010, lors d’une journée porte-ouverte vers l’emploi, elle se renseigna sur l’opportunité de refaire une formation en comptabilité afin d’accéder à une remise à niveau du droit et un complément en droit des affaires. Le niveau demandé était le bac.

Des échanges avec sa référente Pôle emploi aboutirent à un entretien préalable d’accès à cette formation. Lors de ce premier rendez-vous, un autre fut pris pour le lendemain afin de passer des tests. Elle rentre chez elle, révise sa comptabilité validée lors du cursus universitaire.

La révision en tête, elle se rendit sur le lieu du test. Quelle ne fut sa surprise en découvrant l’objet en question : des équations, du subjonctif… et précisa-t-on «calculatrice interdite » (alors que tout lycéen y a droit pour passer son bac).

Abasourdie, elle rata cet examen et entendit comme conclusion de l’examinateur « passer un bac comptabilité ».

Elle venait de passer 5 ans d’études pour rien. Devait-elle en rester là ?

Au lendemain de cette épreuve, dans tout les sens du terme, elle reçut un autre coup de massue : la réception du courrier de l’organisme des demandeurs d’emploi. Celui-ci lui précisa que suite à un autre entretien (étonnée car elle n’avait jamais passé cet entretien), il était exclu de faire la formation initialement demandée.

Forte de sa persévérance, elle ne s’avoua pas vaincue pour autant. Elle rédigea un mémoire sur son parcours de chercheur d’emploi qu’elle adressa au directeur de l’agence pour l’emploi.

Celui-ci lui fixa un rendez-vous afin d’exposer sa situation. A l’issu de cette discussion, un contrat d’aide à l’insertion vers l’emploi fut conclu avec un organisme de formation (encore un autre mais qui fut salutaire en fin de compte). Cette période dura 6 mois (août 2010 à février 2011) où son profil fut étudié.

Durant cette période, elle demanda à être bénévole dans une association de consommateurs afin de reprendre pied à l’étrier.

Fin février, elle reçut un appel de la présidente de la région lui proposant de tenir les permanences publiques et le suivi des dossiers adhérents. Cette chance lui permit d’obtenir un contrat aidé en janvier 2012 qui est toujours en activité par le renouvellement. Cette opportunité lui permit de mettre en pratique ses acquis mais aussi de les perfectionner par des formations internes.

C’est durant ce bénévolat et ce travail salarial qu’elle se rendit compte des limites de son diplôme. En effet, des situations exposées pouvaient se terminer en trouvant une solution à l’amiable mais d’autres par contre, supposaient de pouvoir avoir les compétences pour les défendre auprès des juridictions ou même, supposaient de savoir rédiger des requêtes.

Comment accéder à cette volonté de finaliser ce genre de dossier ? Accéder au métier d’avocat !

Le problème : le financement. Malgré un contrat de travail, le minima du salaire sur 25 h, aidait à survivre pour les besoins journaliers mais ne pouvait servir à aller au-delà.

D’où l’idée de la formation continue au sein de l’association pour le bénéfice des deux parties.

En juillet de cette année, la salariée exposa ce besoin d’évoluer. Toutefois, durant son cursus universitaire, elle n’eut pas accès à certaines matières obligatoires pour passer le pré-capa. L’idée : passer par un certificat d’études judiciaires qui lui permettrait d’acquérir ces connaissances (4 matières).

Elle fut entendue en conseil d’administration et une relation établie avec l’université dans ce sens. Les vacances arrivant, il y eut un stand by concernant les formalités d’inscription. Les échanges reprirent en septembre. Il fut convenu de commencer les cours à la rentrée.

Direction les chemins de la fac (une nouvelle fois).

Ce parcours a-t-il été aisé ? A-t-il été facilité ?

Comme, elle a pu l’entendre lors d’un sermon « il faut savoir s’abaisser pour monter, celui qui se croit supérieur finira pas s’abaisser ».

S’est-elle crue supérieure ou a-t-elle voulu accéder à une ambition ?

Cette réflexion, elle se l’ait faite quand arriva  le jour où elle demanda à la structure si elle pouvait s’inscrire définitivement à la formation continue déjà commencée.

Le plus surprenant est l'incertitude face à l'avenir malgré un investissement, une mise en situation permanente dans une association qui oeuvre dans son ensemble vers l'altruisme, l'humanisme, l'intérêt général, comme toute entreprise solidaire. Le salaire d'un contrat aidé de 25 h depuis 2 ans a permis d'entrer dans le monde du travail, de donner de soi-même dans l'intérêt d'un groupe et de son objectif. 

Souhaite-t-elle de la reconnaissance ? En aucun cas comme le démontre son élan sans faire cas de sa personne. Une association n'a pas à être personnifiée par le nom d'un membre, elle se personnifie par l'investissement de chacun.

 

 

 

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