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Aujourd'hui, les réseaux sociaux ont remplacé les bancs publics où nos aïeux venaient discuter de la vie de leur "quartier".  L'actualité y était décortiquée, critiquée en toute bonne foi.

Les smart phones occupent nos cerveaux en nous focalisant sur des jeux ou sur la vie des "amis" qui s'étalent sans limite pour certains. Le réseau est devenu un faire valoir associé à un exhibitionnisme à outrance.

Cet enfermement fait disparaître l'essentiel, le lien social, le dialogue à tel point que l'Etre humain qui discute apparaît différent, intrusif, gênant.
Avec l'usage des blogs, l'impression que nous avons de pouvoir nous dévoiler indéfiniment vient de ce que l'autre est virtuel : on ne souffre pas de son regard ni de la peur d'être jugé. Un sentiment de liberté absolue nous envahie. C'est l'inverse du face-à-face où le regard de l'autre peut apparaître comme une dénigration de sa personne. Nous pouvons nous sentir rabaisser. Mais nous pouvons aussi nous sentir existé et accompagné dans une société "réelle".

S'adresser au "virtuel" permet l'absence de déception. Aucune réponse n'est attendue. Pour autant, nous attendons de savoir combien de "j'aime" démontre notre notoriété "virtuelle", nous accompagne alors que s'adresser à son voisin, même inconnu, peut apporter un lien social enrichissant.
Le danger est l'enfermement dans un cybermonde où tout rapport vivant à l'autre et à la réalité semble perdre de l'intérêt. De la part du blogueur, la tendance à l'exhibitionnisme traduit parfois un goût du danger. Quand il en dit le plus possible sur lui-même, quand il se raconte de façon transgressive, il cherche à surprendre, mais aussi à provoquer. Cela peut attiser la curiosité des visiteurs ou susciter des réactions violentes, un jeu pervers d'agressivité réciproque risque alors de s'enclencher.

L'Etre humain, touché par une psychose, trouve un terrain propice au développement de sa pathologie au même titre qu'un corpuscule d'individus déterminé à en découdre pour obtenir l'asservissement d'une population, l'anéantissement de toute démocratie, la division d'un peuple. La manipulation émotionnelle devient alors un outil au service d'une minorité à l'écart de ces fragilités. 
Chacun peut se manifester sous différents pseudos. Ce jeu du dédoublement, un peu schizophrénique, n'a toutefois rien de vraiment pathologique car il ne s'agit que d'une simulation. Pourtant, quels que soient les moyens utilisés, c'est la logique de la similitude qui prévaut. On jouit de se reconnaître dans l'autre plutôt que de chercher à découvrir celui qui est étranger en soi-même.
Derrière les ordinateurs, il y a des hommes qui vivent par leur corps et leur esprit, affectivement. Ils ne peuvent exister que derrière leur écran, il y aurait insuffisance. Le réseau internet ne peut fonctionner qu'avec des hommes, qu'avec du réel et donc celà est bien de la communication. Du virtuel peut donc sortir le pire comme le meilleur. Tout dépend de la conscience de celui qui en fait usage.

La violence a envahi nos vies. Sous couvert d'une liberté d'expression, nous la laissons se propager au travers des réseaux sociaux nous atteignant dans notre subconscient. Certains l'ont bien compris. Ils nous réservent pour demain Pokémon go qui permettra de tester la capacité à diriger un groupe d'êtres humains malgré lui. Rien de mieux pour mutliplier les menaces mais aussi pour emporter dans la boucherie un nombre exponentielle de victimes.

Tag(s) : #Actualité

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