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"J'ai eu la chance de n'être déporté à Auschwitz qu'en 1944, alors que le gouvernement allemand, en raison de la pénurie croissante de main-d'œuvre, avait déjà décidé d'allonger la moyenne de vie des prisonniers à éliminer" Primo Levi Si c'est un homme (témoignage écrit de 1945 à 1947)

A l'heure où la violence semble régner autour de nous, il ne se passe pas une semaine, voire un jour, sans que les citoyens prennent connaissance d'un fait dramatique, inhumain survenu dans la rue, les écoles et même dans le foyer familial (enlèvement d'enfant, violence au sein du ménage...), éloignons-nous des médias un instant pour réfléchir par nos propres moyens, notre propre intelligence.

Et pourtant ! 

Depuis "la folie d'Auschwitz", pour reprendre l'écrivain évoquant le discours paranoïde des nazis, notre société a démontré sa capacité à se protéger des actes d'agression.

Combien de guerre civile en France ? 

Pour autant, il faut bien reconnaître la présence d'un gros problème, notamment de reconnaissance des Institutions, qui fondent les piliers de notre démocratie, par la volonté de les détruire pour enlever tout repère. Nous savons que l'absence de filiation génère un traumatisme pour l'enfant qui ne sait pas qui il est, il est perdu. Il peut dès lors être la proie de toute manipulation.

Le plus dramatique est la reprise d'un drame traumatisant, inhumain, par le politique pour ses besoins de campagne.

Est-il simple témoin ou en porte-t'il le poids ?

Illustrons à la lumière de ce qui se passe en Syrie.

Le 2 février 1982, le massacre de Hama, ville de 250 000 habitants à l'époque représente déjà le départ d'un conflit opposant le pouvoir syrien (régime de Hafez Al- Assad père de Bachar Al-Assad) à l'opposition islamiste des "Frères musulmans".

Ce combat va générer la mort, des tortures, des exécutions sommaires par la garde prétorienne du régime à l'encontre de la population. Cet escalade de la violence aboutit au massacre de milliers de personnes sans défense. 

Dans la légitimité ?

Dans un rapport publié le vendredi 21 octobre, des experts des Nations unies établissent l'existence d'attaque chimique sur la localité de Qmenas, dans la province d'Idleb (nord-ouest de la Syrie), le 16 mars 2015.

"L'armée syrienne comme Daech ont utilisé des armes chimiques à l'encontre de populations civiles à au moins trois reprises. Ces actes sont inhumains et inacceptables", 

"Je souhaite (...) une condamnation claire de ces crimes dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies (...) plaçant sous sanctions leurs auteurs"

"La France n'acceptera pas que l'emploi d'armes chimiques en Syrie, établi maintenant de manière incontestable, (...) reste impuni", a-t-il martelé. "Nous appelons tous nos partenaires du Conseil de sécurité à prendre leurs responsabilités" JM AYRAULT Chef de la diplomatie française.

La destruction de tout élément d'opposition au pouvoir se poursuit avec l'héritier d'aujourd'hui.

La femme, l'enfant, la personne âgée composant le peuple sont-il à l'origine du conflit ? Font-ils partie d'une branche politique d'opposition ? Sont-ils armés ?

Les pratiques des Assad sont dans la lignée d'une volonté de maintien ou de conquête d'un pouvoir, d'un territoire pour ses richesses économiques.

L'élément paranoïa est fondamental. Rendre l'autre déshumain pour lui faire perdre son individualité et faciliter sa destruction (lire le livre de Primo Levi précité sur les atrocités perpétrés au nom de la race humaine selon les nazis).

L'autre est-il pour autant ennemi ?

La logique du massacre est justifiée. Le massacre est conforme à la logique collective. Ce groupe peut alors se métamorphoser en combattant pour le pouvoir. Ces tueurs sont alors légitimes. Il ne font qu'obéir à l'autorité politique en place et "connue". L'inconnu fait peur.

L'instauration de la peur est-elle un moyen d'obtenir du peuple son propre pouvoir personnel ?

L'instauration de la peur démontre la concentration du pouvoir entre les mains d'une poignée de personnes. Ceux-ci sont souvent issus d'une lignée. Le nom en fait des "influents".

Cette "caste" engendre un régime oligarchique et en aucun cas démocratique puisqu'il est source d'inégalités au profit de cette sphère.

C'est ainsi que l'économie ou la finance s'invite à la prise de décisions s'imposant au reste du peuple (voir l'exemple de l'adoption du Traité de Lisbonne en 2008, contre l'avis "référendaire" des français et néerlandais, remettant en cause la souveraineté du peuple).

L'héritier est-il progressiste ? En dehors de ce cercle, seul, est-il productif ? A-t-il démontré qu'il savait se construire ? Qu'il savait renouveler "l'héritage" ? Être visionnaire ?

Le nom est connu, certes, mais il n'est qu'héritier. Son père Bâtisseur est à l'origine de son influence. C'est pourquoi, il ne peut qu'engendrer la peur pour se maintenir au pouvoir puisqu'il s'est abstenu d'apprendre les ficelles de l'évolution.

Heureusement, qu'il ne s'agit là que du portrait d'une minorité mais ils témoignent à eux seuls de la nécessité d'ouvrir au progrès pour éviter de maintenir un capharnaüm.

Votons-nous par adhésion ou votons-nous par dépit, par repoussoir ?

Il est opportun de rappeler que l'état actuel de la France est issu de l'incapacité de prévoir l'avenir.

Dès le début des années 70, le choc pétrolier et la fin des "Trente Glorieuses" sonnent le glas des années de forte croissance.

Dès le 1er décembre 1988, la pauvreté des citoyens amène le pouvoir en place à octroyer un revenu minimum d’insertion. Financé par l’Etat concernant l’allocation et par les conseils généraux concernant les actions d’insertion. Cette assistance visait les personnes sans ressources ou ayant des ressources inférieures à un plafond fixé par décret. 

Le financement de la pauvreté par les collectivités territoriales 

Le 1er juin 2009, le RMI est remplacé par le revenu de solidarité active. Cette prestation est un complément de revenu pour les travailleurs pauvres et un minimum social pour ceux qui ne travaillent pas. Soulignons qu’il se substitue à l’allocation de parent isolé. 
                                            
Son financement est assuré par le Conseil Général (aujourd'hui départemental) pour la partie « Socle » et par l’Etat pour la partie « Active » (via le FNSA).

La part la plus importante revenant aux collectivités territoriales contrairement aux RMI (voir décret n° 2009-404 du 15 avril 2009 et loi de finances n° 2008-1249). 

Ainsi dans une question écrite n° 01342 publiée le 2/08/2012 au JO du Sénat, nous pouvons lire :

« Pour 2011, le coût du RSA activité, financé par le Fond national de solidarité active (FNSA) était estimé à 1,8 milliards d'euros mais, comme les années précédentes, l'ensemble des crédits inscrits à cet effet n'a pas été consommé. Ces excédents de trésorerie ont été utilisés pour financer diverses actions sans lien avec l'objet initial…. 

À l'inverse, les conseils généraux ont dû débourser en 2011 plus de 5,6 milliards d'euros au titre du RSA socle, qui n'ont pas été entièrement compensés, même après le versement du supplément de compensation du Fonds de mobilisation départemental pour l'insertion (FMDI), obligeant les départements à puiser dans leurs fonds propres. 

Il est paradoxal de constater que d'un côté un « RSA activité » bénéficie d'une surdotation budgétaire tandis que le « RSA socle » constitue une charge toujours plus lourde pour les départements » (http://www.senat.fr/questions/base/2012/qSEQ120801342.html). 

La substitution au statut de chômeur du statut "RSAiste"

Cette mesure d’urgence sociale, liée à la montée du chômage, avait pour ambition de subvenir à la détresse du peuple touché par la pauvreté. Avait-il pour objectif affiché de substituer au statut de chômeur, le statut d’érémiste ?

En conclusion au lieu de se préserver "personnellement", entraînant dans son sillage une population en la divisant, soyons productif et ouvrons la porte aux "Bâtisseurs". 

Au renouveau pour une vision contraire au nombrilisme où, pour reprendre les mots de monsieur B.  ARNAULT, les deux parties du cerveau fonctionnent : la logique et la création.
 


 

On m'a dit tes idées ne sont plus à la mode 
Quand on veut gouverner ce n'est pas si commode 
Il faut évidemment s'adapter au terrain 
Mettre jour après jour un peu d'eau dans son vin 

On m'a dit dans la jungle il faut qu'on se débrouille
On est bien obligé d'avaler des magouilles
De laisser dans un coin les projets trop coûteux
On va pas tout rater pour des canards boiteux

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

On m'a dit qu'il fallait prêcher le sacrifice
A ceux qui n'ont pas pu s'ouvrir un compte en Suisse
Qu'il fallait balayer tous nos vieux préjugés
Et que ceux qui travaill'nt étaient privilégiés

On m'a dit tu comprends tes idées archaïques
Ne feront qu'aggraver la crise économique
Ainsi la liberté dans un monde plus juste
Fait partie des slogans qui sont un peu vétustes

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en tapant sur la table
Qui disaient faut changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule

Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plaît au patronat

La porte du bonheur est une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un

Ils ont dit qu'il fallait se montrer réaliste
Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes
Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
Si l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi

Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verr' de Vichy

La porte du bonheur est une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus rêver et qu'il est opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt-un


 

L'économie de la violence = Démocratie - Les "vent de folie" = Déshumanisation massacre de masse ou "génocide"
Tag(s) : #Droits libertés fondamentaux, #Actualité

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