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"La loi Macron va accélérer la libéralisation du droit du travail pour répondre au chômage massif" lisait-on de 2014 à 2015.

Cette prophétie s'est-elle concrétisée? Les travailleurs ont-ils profité d'une aubaine pour leur sécurité quotidienne ?

La loi n°2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques est venue libéraliser le secteur du transport routier de personnes sur le territoire national pour soi-disant créer de l'emplois.

Aujourd'hui ce service librement organisée pose problème quant au résultat.

I- Service librement organisée : la libéralisation

Articles créés au sein du code des transports

Article L3111-17 Les entreprises de transport public routier de personnes établies sur le territoire national peuvent assurer des services réguliers interurbains.

Article L3111-18 Tout service assurant une liaison dont deux arrêts sont distants de 100 kilomètres ou moins fait l'objet d'une déclaration auprès de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, préalablement à son ouverture. L'autorité publie sans délai cette déclaration.

Une autorité organisatrice de transport peut, après avis conforme de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, dans les conditions définies à l'article L. 3111-19, interdire ou limiter les services mentionnés au premier alinéa du présent article lorsqu'ils sont exécutés entre des arrêts dont la liaison est assurée sans correspondance par un service régulier de transport qu'elle organise et qu'ils portent, seuls ou dans leur ensemble, une atteinte substantielle à l'équilibre économique de la ligne ou des lignes de service public de transport susceptibles d'être concurrencées ou à l'équilibre économique du contrat de service public de transport concerné.

Articles modifiés

Au principe que les entreprises doivent être établies en France :

Article L3421-2 Les entreprises de transport public routier de personnes non établies en France peuvent, à l'occasion d'un service régulier de transport routier international de voyageurs et sous réserve que l'objet principal de ce service soit le transport de voyageurs entre des arrêts situés dans des Etats différents, assurer des services librement organisés dans les conditions définies à la section 3 du chapitre Ier du titre Ier du livre Ier de la présente troisième partie.

II- Résultat : la mort du service public

Un an après la libéralisation totale du transport, la note finale pourrait s’avérer salée pour les citoyens mais surtout pour les salariés :

  • Création de 1 500 postes en un an au lieu des plus de 10 000 emplois que faisaient miroiter le ministre de l'Economie de l'époque.
  • Déficit de la SNCF : emplois supprimés par vase communiquant avec fermeture des guichets pour la primauté du digital sur la relation humaine.

A la place d'un sourire vous aurez une machine qui ne comprend rien (bien que certain l'assimile à un cerveau afin de masquer leur propre lacune intellectuelle. L'ordinateur agit en fonction d'un programme initié par l'homme et aucunement avec intelligence qui lui est propre contrairement à l'homme).

De nos jours, le stress s'accentue au contact de la machine. Elle bloque, vous demande de recommencer plusieurs fois car il manque un "point".

D'ailleurs qui ne s'est jamais énervé contre une message qui nous dit "taper 1, taper 2...nous n'avons pas compris votre question, tapez 1...." ? 

(pour le démantèlement du service public voir l'exemple de la Poste)

  • Suppression d'emploi au sein même des "transporteurs libéralisés" dès un an pour réguler le marché des sociétés se partageant le service.
  • "L'une des compagnies de «cars Macron.» va bientôt cesser son activité. 

Le candidat (dilettante) à l'élection présidentielle a expliqué «n'avoir aucune raison de voir» les salariés de l'entreprise, rapporte Paris Match. «Quand vous êtes sur un marché qui se développe, il se régule. C'est la vie économique», «Si vous pensez que dans la vie il ne faut courir aucun risque, vous ne faites rien (…) Si on doit fermer un secteur quand il y a un échec, bon courage!». Et d'ajouter que l'exemple de M. constitue un «accident de parcours»: «c'est la vie, la vie économique et la vie tout court».

Etant donné qu'il est un simple produit il ne peut comprendre, nous pouvons l'excuser, il n'a jamais vécu par lui-même (voir ci-dessous le lien). Il ne s'est jamais construit lui-même contrairement aux illustres aïeux bâtisseurs.

La question : la volonté à outrance de libéraliser a-t'elle pour objectif la création d'emplois ou la suppression du service public ?

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