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" Je ne juge pas, je tue " (au procès de Louis XVI)

" Tant que vous verrez quelqu'un implorer une grâce dans l'antichambre des magistrats, ce gouvernement ne vaut rien ".

" Une nation ne se régénère que sur des monceaux de cadavres "

" À proprement parler, il n'existe point de rapports entre les nations ; elles n'ont que des intérêts respectifs, et la force fait le droit entre elles. "

" Lorsqu'on parle à un fonctionnaire, on ne doit pas dire citoyen ; ce titre est au-dessus de lui. "

" Un gouvernement républicain a la vertu pour principe ; sinon, la terreur. Que veulent ceux qui ne veulent ni vertu ni terreur ?... "

" Il faut dans toute révolution un dictateur pour sauver l'État par la force, ou des censeurs pour le sauver par la vertu. "

Antoine-Louis-Léon Saint-Just

 (1767 - 1794 guillotiné avec Robespierre - Montagnards)

 

La chute d'un incorruptible : ouverture vers la liberté de s'enrichir

Pour comprendre le moment présent, il est nécessaire d'analyser les grandes périodes de l'histoire. Nous nous apercevrons qu'elles ont toutes commencé de la même façon. Abordons la chute de Robespierre.

Nous sommes le 10 thermidor an II de la République (le 28 juillet 1794). Sur la place de la Révolution le grand Robespierre s'apprête à être guillotiné. 

Autour de lui des "A bas le tyran, à mort".

Tout a commencé le 20 juin 1791 avec la fuite de Varennes (ou enlèvement pour l'Assemblée constituante).

Une berline transporte à son bord le roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette et leurs deux enfants accompagnés de la gouvernante.

Alerté, le marquis de la Fayette, à la tête de la garde nationale, ordonne l'arrestation des fuyards.

Le 25 juin, la berline royale entre à Paris escortée de députés. Suspendu de ses pouvoirs, le roi est amené au palais des Tuileries sous surveillance du "peuple". Le roi a rompu avec la Nation.

Pendant toute la durée de l'Assemblée législative qui succède, en octobre 1791, à l'Assemblée constituante, le roi essayait de provoquer la guerre avec les monarques européens.

Aveuglés, les Républicains pensent s'engager dans une nouvelle croisade.

Le roi écrit à un de ses agents à l'étranger "L'état physique et moral de la France fait qu'il est impossible de soutenir une demi-campagne".

Robespierre lance "Remettez l'ordre chez vous avant de porter la liberté ailleurs".

Malgré tout, d'avril à septembre 1792, la France subit des échecs. Elle est envahie, Verdun occupé. L'empereur d'Autriche et le roi de Prusse voulaient rétablir le trône.

Soulignons que le 26 avril 1792, à Strasbourg, Rouget de Lisle joue pour la première fois son "Chant de guerre pour l'armée du Rhin". Il deviendra l'hymne nationale.

Le 10 août 1792, la monarchie est renversée sur ordre des républicains. Le 20 septembre, la Convention nationale proclame "La République Françaises est une et indivisible". Le même jour, les armées françaises remportent la bataille de Valmy contre les armées coalisés. Première victoire de la France républicaine.

L'an I de la République commence. Le sans-culotte, muni de la "Sainte Pique" symbole du pouvoir populaire, partage sa journée entre le travail et les réunions de sa section en toute fraternité.

Une certaine bourgeoisie va s'appuyer sur ce peuple mobilisé, indispensable à la Révolution, ainsi que sur la Commune de Paris et le club des jacobins : ce sont les Montagnards.

Robespierre, Danton, Saint just, Couthon, Carnot, Marat et bien d'autres siègent sur les hauteurs de l'Assemblée législative. Ils s'opposent à Brissot, Vergnaud, Buzet, Condorcet, Manon Philipon, son époux Roland de la Platière et bien d'autres. Ils composent les Girondins (ou brissotins) plus modérés, regroupés autour de la bourgeoisie bordelaise qui ne veulent rien céder au peuple.

Le 2 juin 1793, des parisiens en colère assiègent l'assemblée de la Convention. Il s'agit essentiellement de gardes nationaux en armes. Les députés girondins sont destitués et arrêtés. Ils subiront la guillotine.

Entre-temps, les frontières sont menacées : l'armée espagnole sur Perpignan, les Anglais sur Toulon, les italiens franchissent les cols des Alpes, les troupes de l'Empire pénètrent en Alsace, Pire... Les Girondins refusent de reconnaître le gouvernement de Paris. Le 13 juillet, Charlotte Corday assassine "l'Ami du peuple".

Paris est en pleine révolution, le pouvoir centralisé entre les mains du Comité de Salut Public. La Terreur s'illustre par ses cortèges vers la Place de la Révolution où la machine du docteur Guillotin s'exprime en tant qu'unique mode d'exécution de la peine capitale.

Pour la petite histoire, le 1° décembre 1789, lors de l'Assemblée constituante, le député Guillotin suggèrerait :

"Les délits du même genre seront punis par le même genre de peine, quels que soient le rang et l'état du coupable, écrit-il dans son projet de loi. Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort, le supplice sera le même (décapitation), et l'exécution se fera par un simple mécanisme".

Le Comité de Salut Public est en place. Le gouvernement contrôle l'économie en nationalisant le commerce extérieur, les transports, les entreprises de production militaire.

Les sans-culottes sont attachés à la défense de la Nation. Suppression définitive des droits féodaux. Ces mesures sociales annoncent un souci de justice. Robespierre écrit "Le premier droit est celui d'exister". Pour Saint-Just "Il ne faut ni riches, ni pauvres, l'opulence est une infamie".

De jeunes généraux de la République vont devenir célèbres notamment Bonaparte pour avoir repousser les armées ennemies. La Patrie est sauvée. A-t'on besoin des Montagnards ? De sa politique sociale ?

Dans les rangs de la Convention, la bourgeoisie se remet à crier à la liberté de s'enrichir.

Le 27 juillet 1794, la Convention proclame les arrestations de Robespierre et de Saint-Just. Ils seront déférés devant le tribunal révolutionnaire. Pour autant, Robespierre est libéré. Il rejoint la Maison commune (ou Hôtel de Ville).

La question : qui doit-on soutenir ? Robespierre et les Montagnards de la Commune ou la Convention reprise par les modérés ?

"La Commune de Paris fait passer une invitation d'aller porter serment de servir la patrie dans son sein, le comité a passé à l'ordre du jour sur ce qu'il était à son poste et qu'il n'obéirait dans cette circonstance qu'aux ordres de la Convention" La section des Piques.

"Elle se sépare d'une Commune coupable et prononce à l'unanimité son union inviolable avec la représentation nationale (la Convention)" La section de Popincourt.

Robespierre est abandonné. Soulignons qu'il refusait de supprimer le maximum des salaires. Ces derniers ne pouvaient dépasser un certain palier.

Il est exécuté. 

Pour la petite histoire, en 1793, lors d'un discours prononcé par la section des Piques, Donation Alphonse François de Sade écrira :

"Le devoir le plus cher à des cœurs vraiment républicains, est la reconnaissance due aux grands hommes ; de l’épanchement de cet acte sacré naissent toutes les vertus nécessaires au maintien et à la gloire de l’État. Les hommes aiment la louange, et toute nation qui ne la refusera pas au mérite, trouvera toujours dans son sein des hommes envieux de s’en rendre dignes (...)

Français, honorez, admirez toujours vos grands hommes. Cette effervescence précieuse les multipliera parmi vous, et si jamais la postérité vous accusait de quelque erreur, n’auriez-vous pas votre sensibilité pour excuse ?"

(prononcé lors de la " Fête décernée par la Section des Piques, aux mânes de Marat et de Le Pelletier, par Sade, citoyen de cette section, et membre de la Société populaire").

Tag(s) : #Déconnexion par la lecture

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