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Le 21 et 28 mars 2011, les élections des conseillers généraux.

 

Dans un contexte de crise, certaines personnes peuvent ne pas se prononcer pour manifester leur agacement face au pouvoir politique en place et s’abstenir. Or, pour obtenir ce droit civique de voter, il faut se rappeler que le peuple a du se soulever.

 

De plus, cet abstentionnisme nuit gravement et met en péril la démocratie. Interrogeons nous sur la passivité de la classe politique face à ce phénomène. N’y trouverait-elle pas un intérêt ? Quelle classe s'abstient ? La Haute société ou celle en crise ? Les jeunes que l'on conditionne ou les jeunes issus de la "bourgeoisie", des élites ?

 

Jusqu’à la Révolution française, les français n’avaient pas le droit de voter. Sous le régime de la Monarchie absolue, le roi dirige seul et il possède tous les pouvoirs.

 

Aujourd’hui, l’article 3 de la Constitution française de 1958 énonce : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques ».

 

Depuis l’abaissement de l’âge minimum pour voter, en 1974, l’ensemble de la population française de plus de 18 ans a le droit de voter. Cependant, le droit prévoit la possibilité de priver de ces droits civils un condamné, d’assortir une condamnation pénale d’une interdiction (peine complémentaire) qui prive le citoyen de son droit de vote pour un temps limité.

 

En 1992, le traité de Maastricht instaure la citoyenneté européenne. Dans tous les pays de l'Union européenne, les citoyens originaires de l'Union ont le droit de participer aux élections municipales.

 

Mais les citoyens ont dû mener une véritable conquête, revendiquer longtemps leurs droits politiques, tout au long des XIXe et XXe siècle, pour obtenir progressivement ce droit de vote, et ainsi parvenir au suffrage universel.

 

Ce droit est un devoir et non une obligation, ce qui peut produire l’abstentionnisme.

 

I- L’établissement progressif du suffrage universel au cours du XIX° et son élargissement tout au long du XXe siècle

 

En 1791, sous la monarchie constitutionnelle, le suffrage est censitaire et indirect. Seuls les hommes de plus de 25 ans payant le cens (impôt direct) égal à la valeur de trois journées de travail ont le droit de voter. Ils élisent des électeurs du second degré qui élisent à leur tour les députés de l’Assemblée nationale législative.

 

En 1799, sous le Consulat, ce droit de vote est accordé à tous les hommes de plus de 21 ans ayant demeuré pendant un an sur le territoire. Néanmoins, les électeurs ne désignent pas directement leurs représentants.

 

En 1815, sous la Restauration, le suffrage universel masculin est aboli et le suffrage censitaire est rétabli.

 

En 1830, la Monarchie de Juillet élargit de nouveau le corps électoral en abaissant le cens et l’âge minimum pour voter.

 

Le 5 mars 1848, la République adopte le suffrage universel masculin. Tous les français âgés de 21 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques peuvent voter.

 

Il faut attendre l’intégration de la femme et des militaires de carrières pour que ce suffrage soit réellement universel.

 

Avec l’ordonnance du 21 avril 1944, le droit de vote pour les femmes est instauré. Les françaises de plus de 21 ans ont voté pour la première fois lors des élections municipales d’avril-mai 1945.

 

Afin de ne pas prendre parti dans les luttes politiques, les militaires de carrières étaient exclus de ce droit. Il faut attendre le 17 août 1945 pour qu’ils l’obtiennent.

 

En 1946, ce droit est étendu à tous les français d’outre-mer.

 

Ce droit de vote n’est pas une obligation mais simplement un devoir, une liberté fondamentale rien n'oblige à l'exercer.

II- Le droit de vote un devoir et non une obligation, le phénomène de l’abstention contraire à la démocratie

 

Alors que le vote blanc consiste à déposer dans l’urne un bulletin sans nom de candidat, l’abstention consiste à ne pas participer, à ne pas se rendre aux urnes.

 

Depuis une dizaine d’année, l’abstention ne cesse de croître, touchant n’importe quelle élection, ce qui démontre une volonté contestataire, une hostilité vis-à-vis des hommes politiques ou un désintéressement. Autant le mécontentement s’accroît, autant l’abstentionnisme augmente alors que le vote, par essence, confère le pouvoir d’agir.

 

Ne pas aller voter n’est pas la solution. L'abstentionnisme permet à une classe de se maintenir. C’est pourquoi la classe populaire doit se manifester pour faire contrepoids.

 

Il ne faut pas tomber dans le piège de ne pas aller aux urnes afin de sanctionner le pouvoir, ce qui aurait un effet inverse au but recherché.

La démocratie ne doit pas être laisser aux abstentionnistes. Dans beaucoup de pays dictateurs, des personnes souffrent de ne pouvoir choisir leurs représentants. Ils subissent. Nous, nous avons la chance de pouvoir choisir grâce à notre droit constitutionnel.

Certains se disent "A quoi sert d'aller voter ?". Mais une personne qui ne se rend pas au scrutin, a t'il vraiment le droit de protester contre une certaine politique engagée ? Sa voix n'aurait-elle pas pu faire basculer celle-ci ?

Tag(s) : #Société

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